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Blog qui présente des photographes, peintres, illustrateurs, livres, musiques apparentés de près ou de loin à la culture gothique et au romantisme...

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Les morts vont vite, Ary Scheffer

Les morts vont vite, Scheffer

...Lénore est emportée par son fiancé, cavalier de la mort, ployée et abandonnée à une chevauchée fantastique. Déjà la lumière de la vie se fait pale dans les ténèbres...

Avec son pendant datant de 1829 intitulé Lenore - Le retour de l'armée (conservé au musée de Dordrecht), cette oeuvre s'inscrit parfaitement dans le mouvement romantique.
(...)
L'histoire se passe à l'issue de la guerre de Sept ans (1756 - 1763). Les soldats retournent chez eux mais Lenore attend en vain son fiancé Wilhelm. En proie au désespoir, elle blasphème. La nuit, Wilhelm apparaît enfin, revêtu d'une cuirasse. Il l'emmène sur son cheval noir lui promettant qu'ils se marieront avant l'aube. Arrivée au cimetière, Lenore voit les morts sortir de leur tombe. Le cheval crache du feu, la cuirasse n'abrite qu'un squelette. Le sol s'ouvre et tous disparaissent dans les profondeurs.
Cette "chevauchée fantastique" qui se caractérise par une touche libre, proche de celle de Delacroix, baigne dans la clarté de la lune.
Pratiquement monochrome, l'œuvre représente deux mondes : celui des vivants et celui des morts, ces derniers étant esquissés de façon floue dans des teintes brunes.
Source : http://www.paris-france.org

«Qu’est-ce donc là-bas que ce bruit et ces chants ? Où volent ces nuées de corbeaux ? Écoute… c’est le bruit d’une cloche ; ce sont les chants des funérailles : « Nous avons un mort à ensevelir. » Et le convoi s’approche accompagné de chants qui semblent les rauques accents des hôtes des marécages.

― » Après minuit vous ensevelirez ce corps avec tout votre concert de plaintes et de chants sinistres : moi, je conduis mon épousée, et je vous invite au banquet de mes noces. Viens, chantre, avance avec le chœur, et nous entonne l’hymne du mariage. Viens, prêtre, tu nous béniras.

Plaintes et chants , tout a cessé… la bière a disparu… Sensible à son invitation , voilà le convoi qui les suit… Hurra ! hurra ! Il serre le cheval de près, et puis en avant ! Hop ! hop ! hop ! ainsi retentit le galop… Cheval et cavalier respiraient à peine, et sous leurs pas les cailloux étincelaient.

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