Rien de grave : Depuis qu'Adrien l'a quittée, Louise a perdu le goût, le désir, le sens même de la vie. Elle n'a plus le courage ni d'être heureuse, ni d'avoir mal, ni d'avoir peur. Louise et Adrien s'aimaient comme des enfants terribles, depuis la fin de l'adolescence jusqu'au jour où Adrien rencontre la jeune maîtresse de son père, Paula, femme idéale au regard de tueuse qui brisera le coeur de Louise en tuant l'amour qu'Adrien lui portait.
...Adrien par ici, Adrien par là, impossible de tourner la page sur cet "Adrien" qu'en réalité (la vraie) Carla Bruni lui a piqué. Là on tombe dans le people voyeur n'est-ce pas... mais n'est-ce pas elle qui étale ainsi sa vie dans ces pages ? Je reste assez partagée entre un livre qui, tout de même, fait mal au coeur pour elle, et une certaine lassitude à toujours lire la même chose : comment vivre alors que son couple parfait n'existe plus ? Aussi agacée par l'étalage de sa vie privée dans tout cela...
Le rendez-vous : En attendant, au café où elles ont rendez-vous, sa mère qui n'arrive pas, Louise remplit les heures en pensant à elle. Mère sublime et déchue, mère aimante et oublieuse, modèle en vogue à la une des magazines avant que la drogue, la débauche, la prison la précipitent dans l'abîme... Louise oscille entre la colère et l'amour.
...Le livre que j'ai le plus aimé parmi les trois. Elle évoque sa mère indigne mais à qui l'on pardonnerait tout tant elle est belle, son amour pour elle lorsqu'elle l'attend des heures dans ce café, sa haine quand elle ne la voit pas arriver. Elle est impatiente de la revoir malgré les 400 coups que cette mère lui a fait subir. Je trouve que le style d'écriture de Justine Lévy, très vif, s'accommode bien avec la brièveté du roman.
Dans les 3 romans, l'image de son père, Bernard Henri-Lévy, lointain mais très prévenant, est toujours en complète opposition avec celle de sa mère, frivole et irresponsable...
Mauvaise fille : Tandis que Louise va mettre au monde son premier enfant, Alice, sa mère, se meurt. Elle aurait pu choisir un autre titre encore : Une fille à l’endroit, une mère à l’envers. Quand Louise va annoncer la naissance prochaine de sa fille Angèle à sa mère, recluse dans une chambre d’hôpital, l’impossible Alice se montre catégorique et lui affirme qu’elle se trompe. Une petite fille ne peut pas être enceinte.
...Celui-ci, le dernier paru, est en bas du classement. Alors qu'elle est enceinte, sa mère se meurt d'un cancer. Tellement préoccupée par cette agonie, elle en néglige totalement la vie qui est en elle. Je suis peut-être passée à côté du roman mais tout est gâché par le fait qu'elle ignore son enfant à grandes poignées de médicaments et d'alcool... comme si elle devait être une aussi mauvaise mère que sa mère l'a été...
Conclusion : Oui, on a envie de lui crier : Ressaisis-toi bon sang !!!